L’Eglise Sainte Marguerite

Eglise2L’Église a été construite entre 1862 et 1865, dans le style néogothique mais en employant des matériaux  révolutionnaires pour l’époque; en effet elle est le premier  témoignage d’une construction en béton banché sur une ossature métallique réalisée par l’architecte  Auguste Boileau  et l’entrepreneur François  Coignet.

L’architecte, Louis-Auguste Boileau, se voit imposer l’emploi du béton par Alphonse Pallu,  promoteur moderniste de la Ville Parc du Vésinet  et donne à ses façades l’aspect noble de la pierre en imitant les joints de la maçonnerie grâce à des baguettes clouées sur les coffrages. Cette innovation a donné lieu à de nombreux commentaires dans la presse :

Eglise1« Tout le monde a entendu parler de la construction de l’église du Vésinet, par le système Coignet. Cet élégant édifice, admirable monolithe obtenu par le béton aggloméré, a un aspect aussi gracieux que les constructions en pierre de taille.
Le béton aggloméré qui a été employé avec tant de succès aux maçonneries monolithiques est appliqué aussi à la confection de la pierre de taille artificielle. Et, pour le grain, la couleur, la vivacité des arêtes, cette pierre-béton ne laisse rien à désirer. Elle se prête à toute espèce d’ornementation, et coûte moins cher que la pierre naturelle. On ne saurait trop vivement applaudir au résultat obtenu par M. Coignet, et faire des voeux pour que son système se propage
. » Journal Illustré de l’exposition toulousaine n°27 du 18 mars 1866

MDenisLes chapelles et le déambulatoire ajoutés entre 1901 et 1903, sont ornées des vitraux et peintures murales de Maurice Denis. (1870-1943).

L’originalité de sa structure et de ses matériaux et l’œuvre religieuse exceptionnelle de Maurice Denis en font un monument unique.
De ce fait, en 1978, l’église est inscrite à l’ Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, et elle est classée monument historique depuis le 29 avril 2016.

Maurice Denis, peintre emblématique de la période nabis se passionne très jeune pour la musique.  Ami intime des plus grand compositeurs de l’époque, Vincent d’Indy, Claude Debussy et Ernest Chausson représenté dans l’église en Saint Barthélemy.

Il fait sienne la devise de Paul Verlaine : « de la musique avant toute chose !  de la musique encore et toujours ».


L’hôpital du Vésinet

Inauguration en 1859

Le réfectoire en 1900

L’asile du Vésinet, situé vers l’extrémité sud-ouest du bois du Vésinet, à 1 kilomètre du chemin de fer de Paris à Saint-Germain, a été institué, en exécution des décrets du 5 mars 1855 et du 11 août 1859, pour recevoir les ouvrières convalescentes.
L’asile « impérial » du Vésinet avait été primitivement destiné aux ouvriers blessés dans le cours de leurs travaux ; mais en présence des heureux résultats obtenus dans l’asile de Vincennes, réservé aux hommes, on reconnut bientôt la nécessité et la justice d’accorder de semblables avantages aux convalescentes sortant des hôpitaux ; tel fut l’objet du décret du 28 août 1858, qui affecta l’asile du Vésinet à sa destination actuelle [1876].
Inauguré le 29 septembre 1859, l’asile du Vésinet se compose d’un vaste bâtiment central, reliant deux ailes, en retour d’équerre, qui embrassent la cour d’honneur et dont les différentes parties sont mises en communication par des galeries couvertes.


L’Eglise Protestante Unie

Le temple protestant sis 1, route du Grand-Pont a été construit en 1880, grâce aux dons recueillis par les protestants des communes de Chatou, Croissy, Le Pecq et Le Vésinet complétés par un concert donné à Paris par Camille Saint-Saens. Il est l’œuvre de l’architecte Eugène Rouyer et du sculpteur M. Boudin. Il a été plusieurs fois agrandi.

1924 : premier agrandissement par allongement du bâtiment prolongé par une vaste sacristie (M. Letrône, architecte).

1967 : Déplacement du fond, annexion de l’ancienne sacristie et adjonction de deux ailes.

Des acquisitions de terrain et diverses constructions annexes ont aussi jalonné l’histoire de la communauté protestante.

1912 : Achat de l’orgue (Cavaillé-Coll).

1924 : Acquisition du presbytère.

1930 : Construction du foyer paroissial. Consolidation du clocher.

1967 : Construction d’un bâtiment de plain-pied avec sous-sol.